
Quatre sur cinq sans-abri canadiens ne vivent pas dans la rue
Vous avez sans doute vu les sans-abri qui vivent dans la rue, dans les parcs, dans les entrées de porte et autres lieux publics. Mais les «sans-abri cachés» — soit 80 % des personnes qui n’ont pas de chez-soi — sont bien moins visibles. Ils sont :
- les jeunes, adultes, familles et personnes âgées qui vont d’amis en amis et de membre de famille en membre de famille pendant qu’ils recherchent un logement abordable;
- les adultes qui vivent dans une voiture ou un édifice abandonné et dorment dans les sous-sols d’église pendant l’hiver;
- les femmes qui acceptent un logement offert par un homme, même dans une situation dangereuse, pour éviter de geler dans la rue;
- les enfants qui sont mis sous la garde des sociétés d’aide à l’enfance parce que leurs parents ne peuvent pas se permettre de s’occuper d’eux.
En 2003, grâce à l’appui de nos partenaires, Chez Toit a mis sur pied une campagne d’éducation publique convaincante. Lancée à la télévision, dans les médias imprimés et à la radio, la campagne avait un thème très simple : «Les sans-abri du Canada — ils ne sont pas ceux vous croyez.»
Prenez quelques instants pour visionner ces clips. Ils montrent des exemples choquants mais réels de ce que cela signifie de vivre sans domicile.

- Chaque communauté au Canada a des sans-abri, même si vous ne les voyez pas dans les rues.
- La plupart des sans-abri ne vivent pas dans la rue. Plus de 80 % des sans-abri du Canada ne sont pas logés adéquatement ou sont au bord de l’expulsion de leur domicile. Bon nombre dorment dans des lits temporaires chez des amis ou de la famille, dans des sous-sols d’église, des hôtels sociaux, des édifices abandonnés et des véhicules, et dans d’autres lieux à l’abri de l’exposition publique.
- Environ un sur sept utilisateur de refuge d’urgence partout au Canada est un enfant. Comparés aux enfants dotés d’un logis permanent, les enfants sans-abri souffrent davantage d’un manque de possibilités éducatives, de problèmes de santé et de blessures.
- Puisque les femmes gagnent généralement moins d’argent que les hommes, elles sont plus vulnérables et susceptibles de devenir des sans-abri.
- Les nouveaux venus sur le marché des logements de location, et surtout les jeunes, les immigrants et les réfugiés, sont souvent obligés le louer des logements qu’ils ne peuvent pas se permettre. Ils sont en général à un chèque de paie près de l’expulsion.
- De nombreuses personnes âgées font face à l’expulsion en raison des revenus fixes et des augmentations des loyers et des taxes.
- Nos jeunes font aussi partie de l’itinérance cachée. Beaucoup de jeunes sans abri vivent dans des refuges ou restent chez des amis – bon nombre d’entre eux fuient des situations abusives.
- Les travailleurs à faible revenu, qui sont souvent des parents seuls avec de jeunes enfants, finissent dans des logements surpeuplés, car ils ne peuvent pas se permettre un logement adéquat tout en devant nourrir et habiller leurs enfants.
- The hidden homeless are at risk of long-term physical and emotional harm. The longer anyone remains homeless, the greater the social and economic costs.
- En tant que société, nous payons tous pour la tragédie de l’itinérance.

- Faites du bénévolat et aidez une œuvre de bienfaisance ou un groupe communautaire dans votre collectivité qui aide les sans-abri et aide à créer des logements.
- Démarrez un projet novateur comme une banque de logements ou de services publics pour aider les familles et les personnes à faible revenu.
- Demandez à votre municipalité de permettre aux propriétaires de créer des appartements ou des locaux secondaires dans leurs maisons. De tels logements peuvent être offerts à des loyers inférieurs et peuvent aider des familles à devenir des propriétaires.
- Mettez sur pied une Campagne des tuques de Chez Toit dans votre collectivité ou au travail.
- Appuyez l’œuvre de Chez Toit en faisant un don.
- Invitez des orateurs sur l’itinérance et le logement aux réunions de votre conseil scolaire local, groupes religieux, syndicats ou conseils d’entreprise.
- Démarrez ou joignez-vous à un organisme qui œuvre dans le domaine des solutions à long terme contre l’itinérance.
- Préconisez davantage de logements abordables dans votre collectivité et d’un bout à l’autre du pays.
- Assurez la sécurité des services de soutien pour aider les gens à garder leur logement.
- Obtenez le soutien de la communauté envers des initiatives de logements abordables dans votre région. Procurez-vous le manuel Yes, in my Back Yard sur le site de Community Choice Coalition.

La campagne d’éducation publique sur l’itinérance cachée a été conçue gracieusement par l’agence publicitaire internationale Grey Worldwide et a été mise sur pied grâce au généreux soutien d’Énergie directe et d’ecentricarts.
